COSTA RICA · IDE & POLITIQUE INDUSTRIELLE
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Costa Rica : transformer l’IDE en capacité industrielle

Le Costa Rica a construit autour de l’investissement étranger l’un des principaux clusters medtech d’Amérique latine. Le véritable test n’est désormais plus sa capacité à attirer les multinationales, mais ce qu’elles rendent durablement costaricien : fournisseurs, compétences, ingénierie et propriété intellectuelle capables de survivre au départ d’un donneur d’ordre.

Le Costa Rica a construit autour de l’investissement étranger l’un des principaux clusters medtech d’Amérique latine. Le véritable test n’est désormais plus sa capacité à attirer les multinationales, mais ce qu’elles rendent durablement costaricien : fournisseurs, compétences, ingénierie et propriété intellectuelle capables de survivre au départ d’un donneur d’ordre.


[ Analyse 08/08 ]
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L’ENJEU

En 2024, les entreprises des zones franches costariciennes ont acheté plus de 6 milliards de dollars de biens et services auprès de fournisseurs nationaux, soit 57 % de leurs dépenses. Pourtant, dans le medtech, moins de 2 % des intrants achetés par les multinationales seraient effectivement sourcés localement. Ces deux chiffres ne mesurent pas exactement la même chose, mais leur contraste révèle le véritable enjeu : le Costa Rica est déjà fortement intégré à l’économie de ses multinationales ; il doit encore faire entrer davantage de fournisseurs nationaux dans le cœur technologique de leur production.
REPÈRE VISUEL

Un processeur Intel portant la mention « Costa Rica » matérialise la montée en gamme permise par l’IDE. Le véritable test vient après : savoir si ingénieurs, fournisseurs et capacités technologiques restent dans le pays lorsque le capital se déplace.

Photo : Rjluna2 · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · traitement Mirador


[Analyse 03 / 08]
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L’ENJEU

L’ENJEU

En 2024, les entreprises des zones franches costariciennes ont acheté plus de 6 milliards de dollars de biens et services auprès de fournisseurs nationaux, soit 57 % de leurs dépenses. Pourtant, dans le medtech, moins de 2 % des intrants achetés par les multinationales seraient effectivement sourcés localement. Ces deux chiffres ne mesurent pas exactement la même chose, mais leur contraste révèle le véritable enjeu : le Costa Rica est déjà fortement intégré à l’économie de ses multinationales ; il doit encore faire entrer davantage de fournisseurs nationaux dans le cœur technologique de leur production.
En 2024, les entreprises des zones franches costariciennes ont acheté plus de 6 milliards de dollars de biens et services auprès de fournisseurs nationaux, soit 57 % de leurs dépenses. Pourtant, dans le medtech, moins de 2 % des intrants achetés par les multinationales seraient effectivement sourcés localement. Ces deux chiffres ne mesurent pas exactement la même chose, mais leur contraste révèle le véritable enjeu : le Costa Rica est déjà fortement intégré à l’économie de ses multinationales ; il doit encore faire entrer davantage de fournisseurs nationaux dans le cœur technologique de leur production.
REPÈRE VISUEL
REPÈRE VISUEL

Un processeur Intel portant la mention « Costa Rica » matérialise la montée en gamme permise par l’IDE. Le véritable test vient après : savoir si ingénieurs, fournisseurs et capacités technologiques restent dans le pays lorsque le capital se déplace.

Un processeur Intel portant la mention « Costa Rica » matérialise la montée en gamme permise par l’IDE. Le véritable test vient après : savoir si ingénieurs, fournisseurs et capacités technologiques restent dans le pays lorsque le capital se déplace.

Photo : Rjluna2 · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · traitement Mirador
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EN BREF
EN BREF
01

La propriété étrangère n’empêche pas une industrialisation réelle : le Costa Rica a construit autour du medtech des capacités productives, des compétences et une spécialisation exportatrice qui existent physiquement sur son territoire, indépendamment du passeport de l’actionnaire.

La propriété étrangère n’empêche pas une industrialisation réelle : le Costa Rica a construit autour du medtech des capacités productives, des compétences et une spécialisation exportatrice qui existent physiquement sur son territoire, indépendamment du passeport de l’actionnaire.

02

Le véritable mécanisme d’enracinement passe par les fournisseurs : lorsque la relation avec une multinationale améliore durablement leurs procédés, certifications, productivité et accès à d’autres clients, une compétence introduite par l’IDE devient un actif national.

Le véritable mécanisme d’enracinement passe par les fournisseurs : lorsque la relation avec une multinationale améliore durablement leurs procédés, certifications, productivité et accès à d’autres clients, une compétence introduite par l’IDE devient un actif national.

03

Le Costa Rica possède déjà un cluster medtech puissant, mais pas encore un écosystème pleinement national : le prochain seuil est la montée d’entreprises costariciennes spécialisées, de R&D locale et de propriété intellectuelle capables de survivre au départ d’un grand donneur d’ordre.

Le Costa Rica possède déjà un cluster medtech puissant, mais pas encore un écosystème pleinement national : le prochain seuil est la montée d’entreprises costariciennes spécialisées, de R&D locale et de propriété intellectuelle capables de survivre au départ d’un grand donneur d’ordre.

CHIFFRES CLÉS
CHIFFRES CLÉS

44 %

44 %

44 %

EXPORTATIONS DE BIENS

Dispositifs médicaux · Costa Rica · 2024

13 sur 25

13 sur 25

13 sur 25

LEADERS MONDIAUX

Medtech · présents au Costa Rica · 2026

+4 à 9 %

+4 à 9 %

+4 à 9 %

PRODUCTIVITÉ

Fournisseurs locaux · quatre ans après l’entrée dans une chaîne multinationale

L’industrialisation ne se mesure pas au passeport de l’actionnaire

La transformation productive du Costa Rica est difficile à contester. En quelques décennies, une économie exportatrice longtemps dominée par le café, la banane et d’autres produits agricoles a fait des dispositifs médicaux, des services et des activités technologiques une part centrale de son insertion internationale.

Dans le seul medtech, les dispositifs médicaux représentaient 44 % des exportations de biens en 2024. En 2026, le secteur réunissait plus d’une centaine d’entreprises, dont treize des vingt-cinq principaux groupes mondiaux, et plus de 63 000 emplois directs.

La plupart des entreprises qui structurent cette industrie restent étrangères. Cela ne suffit pourtant pas à qualifier le modèle d’enclave.

Une usine américaine qui emploie des techniciens costariciens, recrute des ingénieurs formés dans les universités du pays et fabrique localement des dispositifs médicaux complexes constitue bien une capacité productive située au Costa Rica. La montée en gamme est d’ailleurs réelle : les premières implantations étaient davantage concentrées sur des produits relativement simples ; le pays produit désormais des dispositifs cardiovasculaires, neurovasculaires ou orthopédiques soumis à des exigences techniques et réglementaires beaucoup plus élevées.

Le problème commence donc après l’attraction de l’investissement.

Produire au Costa Rica constitue un premier niveau d’industrialisation. Faire en sorte que cette production transforme durablement les capacités du reste de l’économie en constitue un second.

Les milliards d’achats locaux ne disent pas encore où se trouve la valeur

À première vue, cet enracinement semble déjà considérable.

En 2024, les entreprises placées sous régime de zone franche ont acheté un peu plus de 6 milliards de dollars de biens et de services auprès de fournisseurs locaux. Ces achats représentaient 57 % de leurs dépenses et avaient progressé de 18 % en un an.

Mais la catégorie « achat local » agrège des relations économiques très différentes.

Transport, sécurité, restauration, construction, services juridiques, nettoyage ou maintenance produisent des revenus et des emplois nationaux. Il en va de même d’un logiciel industriel, d’une pièce de précision ou d’un composant directement intégré à un dispositif médical. Pourtant, ces différentes commandes ne transmettent pas la même quantité de technologie, de savoir-faire ou de capacité productive.

C’est pourquoi un second chiffre est beaucoup plus révélateur : l’OCDE estime que moins de 2 % des intrants achetés par les multinationales du medtech sont effectivement sourcés localement. Le Costa Rica est donc fortement intégré à l’activité économique produite autour des multinationales, mais beaucoup moins au cœur matériel et technologique de leurs chaînes de production.

Les deux constats ne se contredisent pas. Ils permettent au contraire de distinguer enracinement économique et intégration productive.

Une politique industrielle ne devrait donc pas chercher uniquement à augmenter le montant ou le pourcentage des achats locaux. Elle doit également en augmenter la complexité : davantage de composants, de matériaux spécialisés, de logiciels industriels, d’ingénierie et de fonctions dont la maîtrise modifie ce que les entreprises nationales sont capables de produire.

Le fournisseur local est l’endroit où l’IDE devient transmissible

Sur ce point, le Costa Rica dispose d’un résultat empirique particulièrement intéressant.

Des travaux fondés sur les données fiscales ont suivi les entreprises costariciennes devenant pour la première fois fournisseurs d’une multinationale. Quatre ans plus tard, elles emploient en moyenne 26 % de salariés supplémentaires et affichent une productivité totale des facteurs supérieure de 4 à 9 %. Surtout, leurs ventes progressent également auprès d’autres clients.

C’est ce dernier résultat qui importe.

Pour répondre aux exigences d’un grand donneur d’ordre international, le fournisseur doit souvent modifier ses procédés, former ses salariés, investir dans de nouveaux équipements, améliorer la traçabilité ou obtenir des certifications qu’il ne possédait pas auparavant. Mais ces actifs ne disparaissent pas lorsque la commande initiale s’arrête.

À partir du moment où une entreprise costaricienne peut utiliser ailleurs la capacité acquise auprès d’une multinationale, une partie de l’IDE est devenue transmissible.

La relation cesse alors d’être un simple flux entre une filiale étrangère et un prestataire local. Elle transforme ce que ce dernier peut vendre à d’autres entreprises, y compris sur des marchés extérieurs.

C’est la logique des programmes d’encadenamientos développés par PROCOMER. L’édition 2026 d’Encadenados a rapproché plusieurs centaines d’acheteurs et de fournisseurs potentiels à travers plus de 3 000 rendez-vous commerciaux. Mais la mise en relation n’est que le début. Le saut industriel exige ensuite financement, équipements, certifications, ingénierie et innovation pour permettre à un fournisseur de services relativement simples de remonter vers des fonctions plus critiques.

Le medtech costaricien illustre déjà ce mouvement. L’installation des grands fabricants a progressivement attiré des spécialistes de la stérilisation, du moulage, de l’extrusion, de la métrologie, du traitement de précision ou de l’emballage médical. De nouveaux investissements comme MeKo, Prent ou CathX approfondissent encore cette densité industrielle.

Mais une limite demeure : une partie importante de ces fournisseurs spécialisés est elle-même étrangère. Le cluster se densifie sans que l’intégralité de cette densification devienne automatiquement costaricienne.

Un cluster devient national lorsque la capacité peut survivre au capital qui l’a créé

C’est probablement ici que se situe la frontière la plus exigeante du modèle.

Le Costa Rica possède déjà un véritable cluster medtech : compétences spécialisées, fournisseurs, infrastructures, main-d’œuvre qualifiée et concentration de grands donneurs d’ordre rendent désormais le pays attractif précisément parce que d’autres entreprises du secteur y sont déjà présentes.

Mais un cluster et un écosystème industriel national ne sont pas exactement la même chose.

L’OCDE continue de décrire une économie duale dans laquelle les grandes multinationales exportatrices coexistent avec des PME domestiques beaucoup moins productives et moins intégrées aux chaînes mondiales. La même limite apparaît dans la recherche : moins de 5 % des investissements greenfield reçus entre 2014 et 2024 concernaient directement la R&D, tandis qu’une part importante de la recherche privée existante reste concentrée dans les grandes entreprises étrangères.

Le seuil suivant n’est donc plus seulement celui de la production.

Un pays qui fabrique un cathéter complexe possède une capacité industrielle. Un pays dont les ingénieurs conçoivent le cathéter suivant, déposent le brevet, créent l’entreprise capable de le commercialiser et choisissent l’emplacement de sa prochaine génération productive possède une capacité d’une autre nature.

La question de l’industrialisation finit ainsi par devenir celle des actifs immatériels : ingénieurs, propriété intellectuelle, capacité entrepreneuriale, R&D et entreprises nationales capables d’entrer elles-mêmes sur les marchés internationaux.

L’expérience des semi-conducteurs offre à cet égard un contre-test utile. Malgré le rôle historique d’Intel et d’autres groupes dans la structuration du secteur électronique, les relations productives sont restées relativement concentrées entre entreprises étrangères et la place des PME nationales s’est fortement réduite. Lorsque Qorvo a fermé une implantation et qu’Intel a transféré une partie de ses activités d’assemblage et de test vers l’Asie, la question est devenue très concrète : qu’est-ce qui reste lorsque la multinationale déplace son capital ?

Dans le cas d’Intel, le Costa Rica n’est pas revenu à son point de départ. Des activités de conception et de validation, des ingénieurs formés et une partie de l’écosystème sont restés dans le pays. Mais l’épisode rappelle qu’attirer une multinationale ne constitue jamais, à lui seul, une politique industrielle.

Le critère le plus exigeant peut alors être formulé simplement.

Si le départ des principaux investisseurs fait disparaître avec eux les compétences spécialisées, les fournisseurs, la recherche et l’accès aux marchés, le pays possède surtout une plateforme de production étrangère.

Si restent des ingénieurs, des entreprises certifiées, des fournisseurs capables de vendre à plusieurs clients, des programmes universitaires, des entrepreneurs, des brevets, des centres de R&D et des infrastructures que de nouveaux investisseurs viennent précisément chercher, alors plusieurs décennies d’IDE ont produit un capital industriel national, même si les entreprises qui ont initié le processus n’ont jamais changé de nationalité.

L’industrialisation commence par ce que les multinationales produisent dans le pays. Elle devient nationale lorsque le pays commence à produire des capacités que les multinationales doivent venir y chercher.

Les achats locaux progressent, mais le medtech reste peu intégré localement
Les achats locaux progressent, mais le medtech reste peu intégré localement
ZONES FRANCHES · ACHATS LOCAUX 2020-2024 · MD USD · INTÉGRATION DES FOURNISSEURS MEDTECH
ZONES FRANCHES · ACHATS LOCAUX 2020-2024 · MD USD · INTÉGRATION DES FOURNISSEURS MEDTECH

LECTURE

Entre 2020 et 2024, les achats des entreprises de zones franches auprès de fournisseurs nationaux sont passés de 3,1 à 6,0 Md USD, soit une croissance annualisée proche de 18 %. En 2024, ils représentent 57 % de leurs dépenses. Cette progression traduit un enracinement croissant du régime dans l’économie costaricienne, mais elle masque de fortes différences sectorielles. Dans le medtech, l’OCDE estime que moins de 2 % des achats d’intrants des multinationales sont sourcés localement. L’enjeu n’est donc plus seulement d’accroître les achats nationaux, mais d’en augmenter la composante industrielle et technologique.

SOURCE & MÉTHODE

Données : PROCOMER / Ministerio de Hacienda, régime de zone franche, 2020-2024 ; OCDE, données 2025-2026 sur les achats d’intrants medtech.

Calculs et visualisation : Mirador, avec Python, pandas, NumPy et Matplotlib. Croissance 2020-2024 annualisée. Les indicateurs de 57 % et de moins de 2 % portent sur des périmètres distincts et ne sont pas directement comparables.

POINT DE BASCULE

POINT DE BASCULE

Le basculement intervient lorsque les capacités créées par l’IDE deviennent transférables : fournisseurs capables de servir d’autres clients, ingénieurs capables de créer de nouvelles entreprises et technologies, R&D et propriété intellectuelle qui restent au Costa Rica indépendamment du capital qui les a initialement fait naître.
Le basculement intervient lorsque les capacités créées par l’IDE deviennent transférables : fournisseurs capables de servir d’autres clients, ingénieurs capables de créer de nouvelles entreprises et technologies, R&D et propriété intellectuelle qui restent au Costa Rica indépendamment du capital qui les a initialement fait naître.
Le basculement intervient lorsque les capacités créées par l’IDE deviennent transférables : fournisseurs capables de servir d’autres clients, ingénieurs capables de créer de nouvelles entreprises et technologies, R&D et propriété intellectuelle qui restent au Costa Rica indépendamment du capital qui les a initialement fait naître.

CONDITION DE RÉVISION

CONDITION DE RÉVISION

CE QUI FERAIT CHANGER L’ANALYSE
CE QUI FERAIT CHANGER L’ANALYSE

Si les exportations et les achats locaux continuaient de progresser tandis que les intrants technologiques, la R&D, la propriété intellectuelle et les fournisseurs costariciens multi-clients restaient marginaux, le diagnostic devrait être durci : le Costa Rica disposerait d’une plateforme industrielle performante, mais encore largement extravertie. À l’inverse, la montée des fournisseurs locaux vers les composants critiques, l’apparition d’entreprises et de propriété intellectuelle nationales et le maintien de ces capacités malgré le départ de grands donneurs d’ordre montreraient que l’IDE a produit un véritable capital industriel autonome.

Si les exportations et les achats locaux continuaient de progresser tandis que les intrants technologiques, la R&D, la propriété intellectuelle et les fournisseurs costariciens multi-clients restaient marginaux, le diagnostic devrait être durci : le Costa Rica disposerait d’une plateforme industrielle performante, mais encore largement extravertie. À l’inverse, la montée des fournisseurs locaux vers les composants critiques, l’apparition d’entreprises et de propriété intellectuelle nationales et le maintien de ces capacités malgré le départ de grands donneurs d’ordre montreraient que l’IDE a produit un véritable capital industriel autonome.

À SURVEILLER

À SURVEILLER

01

01

Intrants à forte valeur
Intrants à forte valeur

La composition des achats locaux comptera davantage que leur montant : une progression des composants, matériaux spécialisés, logiciels et services d’ingénierie costariciens montrerait que l’intégration gagne progressivement le cœur technologique de la production.

La composition des achats locaux comptera davantage que leur montant : une progression des composants, matériaux spécialisés, logiciels et services d’ingénierie costariciens montrerait que l’intégration gagne progressivement le cœur technologique de la production.

02

Fournisseurs multi-clients
Fournisseurs multi-clients

Le nombre d’entreprises costariciennes capables, après avoir servi une multinationale, de vendre à d’autres donneurs d’ordre ou d’exporter directement sera un indicateur décisif : il mesure si la compétence acquise devient un actif autonome plutôt qu’une simple dépendance contractuelle.

Le nombre d’entreprises costariciennes capables, après avoir servi une multinationale, de vendre à d’autres donneurs d’ordre ou d’exporter directement sera un indicateur décisif : il mesure si la compétence acquise devient un actif autonome plutôt qu’une simple dépendance contractuelle.

03

R&D et propriété intellectuelle
R&D et propriété intellectuelle

Le déplacement vers le Costa Rica de fonctions de conception, essais, validation et développement — puis l’apparition de brevets et de propriété intellectuelle détenus localement — indiquera si le pays passe de la fabrication complexe à la création de la génération suivante de produits.

Le déplacement vers le Costa Rica de fonctions de conception, essais, validation et développement — puis l’apparition de brevets et de propriété intellectuelle détenus localement — indiquera si le pays passe de la fabrication complexe à la création de la génération suivante de produits.

04

Capacité après le départ
Capacité après le départ

Les futurs transferts, fermetures ou restructurations de multinationales fourniront un stress test du modèle : ingénieurs, fournisseurs certifiés, centres de conception et clients doivent rester suffisamment nombreux pour que le retrait du capital ne retire pas avec lui la capacité industrielle.

Les futurs transferts, fermetures ou restructurations de multinationales fourniront un stress test du modèle : ingénieurs, fournisseurs certifiés, centres de conception et clients doivent rester suffisamment nombreux pour que le retrait du capital ne retire pas avec lui la capacité industrielle.